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 L'Execution

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Frédéric Le Jeune
Plume méfiante
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Messages : 35
Date d'inscription : 11/12/2010
Age : 23
Genre Littéraire : Fantasy/Science Fiction/Policier

MessageSujet: L'Execution   Lun 13 Déc - 9:04

Voila, c'est l'un de mes textes. Je vous invite à le lire, et attends vos remarques avec impatience.

Prologue : L'Execution

-Franck Sherman !
Un homme fut trainé au centre de la place, et mis à genoux. Un de plus. L'officier lut l'acte d'accusation, de sa voix forte. Condamné pour manquement à l'honneur, pour indiscipline et manque de respect envers un officier.
A quoi bon ? Tous ici savaient comment cela se terminerait. Une détonation, et un cadavre de plus dans le camion militaire garé non loin. Non, toute cette machination servait à dissimuler, sous des airs de procès équitable, l'élimination pure et simple des opposants au régime. Un spectacle public. Voila ce que c'était. La foule, amassée derrière les grilles des portails, se repaissait des plaintes, des hurlements, du sang. La foule était un charognard, qui vous adule un instant, et contemple votre agonie ensuite. Il n'y a pas deux jours, ma réputation m'assurait le respect et la vénération de la population. Mon nom était clamé dans les rues. J'étais le Libérateur. A présent, j'étais à genoux, sur une place aux pavés noirs, le canon d'un fusil braqué sur ma tête. Les badauds se repaissaient de mes derniers instants. La foule était un charognard. Le coup de feu troubla le silence régnant, et le cadavre du dénommé Sherman fut jeté dans le camion, avec les autres. Un de plus.
- Alexander Young !
C’était mon tour. Un soldat m’empoigna et me jeta sur les pavés, aux pieds de l’officier.
Celui ci sortit la liste de mes crimes, et l’exhiba fièrement.
- Condamné pour désertion, terrorisme, et pratique de sorcellerie !
Sorcellerie ? C’était ainsi que l’on appelait tous ce qu’on ne comprenait pas. De nombreux innocents étaient morts, à cause d’une accusation de sorcellerie. Malheureusement, dans mon cas, elle était fondée. Eh oui, j’étais un sorcier. Cela surprenait, je sais, cela faisait peur aux gens « normaux », et ce que les gens craignaient, ils l’éliminaient. L’officier fit un geste de la main, et le soldat pointa son fusil vers moi. Contemplant une dernière fois la Lune, qui avait toujours été là pour moi, je me dis que ma mort serait rapide.
Le coup de feu claqua dans la nuit, et je me sentis tomber en avant. Quelle impression étrange ! Je ne sentais plus rien, je n’entendais plus rien. La seule chose qui me rattachait encore au monde des vivants, c’était ces pavés noirs qui venaient à ma rencontre. Ma vue se brouilla totalement quand je heurtai le sol, et je sombrai dans l’inconscience. Finalement, la mort, ce n’était qu’un sommeil éternel.

Ca y est. C'était finie. L'homme fit demi tour, et rejoignit ses camarades sous le porche d'une maison. A leur question muette, il répondit d'un hochement de tête. Oui, le Libérateur était mort. Les deux hommes fermèrent les yeux, et firent leurs adieux à leur ancien chef. Maintenant qu'il était mort, qui dirigerait la Caste ? Nul doute que les membres les plus influents de notre groupe allaient s'entre déchirer pour le pouvoir. Ils allaient être plongés dans le Chaos le plus total. Se tournant vers ses camarades, il ordonna d'une voix tremblotante, à cause de sa tristesse : Nous retournons dans la galerie principale, les autres doivent être informés. Geoffroy, tu passes devant, William, tu prends la suite.
Les deux hommes obéir, et disparurent dans une ruelle plongée dans les ténèbres. Restant en arrière, l'inconnu contempla une dernière fois la Place Publique, avant de suivre ses hommes.

CHAPITRE 1 : Promotion inattendue

L’Académie militaire du Kadanor était la plus prestigieuse école d’officier de tout le territoire républicain. Elle obtenait les meilleurs taux de réussites, et les officiers qui en sortaient étaient promis aux postes les plus importants. L’Académie ne contenait qu’une centaine d’aspirants, triés sur le volet, et une dizaine d’enseignants, des officiers vétérans aux états de service irréprochables, dont la loyauté était assurée.
Dirigée par le major Schneider, et protégée par la police politique, elle assurait au Président des officiers qualifiés, parfaitement capable de prendre la relève des anciens.
L’enseignement qui y était dispensé était extrêmement sévère, seuls les plus disciplinés et les plus forts moralement arrivaient au bout du programme.
Les dix aspirants qui se tenaient au garde à vous face au major était de ceux la. Ils avaient achevés leur formation, et étaient prêt à donner leur vie pour le Président.
Rasé de près, vêtus du long manteau noir du FSH (force de suppression des hérétiques), les dix soldats recevaient maintenant leur affectation dans une branche du réseau.
Il existait deux branches officielles : la répression des hérétiques dans le territoire républicain et ses colonies, le terme hérétique désignant l’ensemble des opposants au régime ; l’espionnage des nations ennemis, l’assassinat de chefs d’états, et le vol d’informations.
Il existait d’autres branches intermédiaires, plus secrètes et inconnues du grand public.
Les dix aspirants étaient tendus, et cela se comprenait. Ce moment venait clôturer des années de travail, et ils pouvaient être fiers d’eux. L’un des jeunes hommes se distinguait des autres, cependant. De taille moyenne, plutôt mince, il était blond aux yeux bleus, un bleu pâle, qui contrastait fortement avec les cernes noirs qu’il avait sous les yeux. Les traits creusés par la fatigue, un air abattue sur le visage, il semblait subir tous les malheurs du monde. En vérité, il n’en était pas loin. Ce jeune officier s’était appelé Frédéric Young, et était le fils du défunt Libérateur. Comme le voulait la coutume, il avait repris le nom de son père à sa mort, et se nommait désormais Alexander Young. Malheureusement, ce nom autrefois glorieux était maintenant mêlé à une sombre affaire de trahison. Executé sur la Place Publique comme un criminel, le Libérateur était à présent un objet de honte, dont il valait mieux éviter de parler. Et cette honte se collait au jeune Alexander, hantant ses pas et ses pensés. Il lui appartenait désormais de redorer son blason et de servir fidèlement la République jusqu’à la mort. Le major Schneider ayant terminé son discourt solennel sur les valeurs fondamentales du FSH, un capitaine monta sur l’estrade, une liste dans les mains. La tension monta encore d’un cran dans la salle. Enfin, ils allaient savoir !
Le soldat se racla la gorge, et commença sa lecture :
-William Douglas, vous êtes affecté à la section de répression, dans le Sud de l’Irkein, avec le grade de lieutenant, au côté du commandant Kolher.
Des applaudissements retentirent dans la salle, tandis que les camarades de Douglas applaudissaient poliment. Ce dernier se vit remettre ses armes de services, ses épaulettes de lieutenant, puis il fut guidé vers le terminal, où l’attendait un petit avion qui l’amènerait dans sa nouvelle demeure. Puis ce fut le tour de l’aspirant suivant, mais Alexander ne prêtait plus aucune intention à ce qui se passait autour de lui. Il était rongé par le doute, et doutait à présent de pouvoir réussir une carrière d’officier avec une telle charge à trainer. Malheureusement, son tour arriva enfin, et il dut se concentrer sur ce qui se disait.
Le capitaine ouvrit la bouche… et la referma, les sourcils froncés. Quelque chose n’allait pas. Alexander se raidit davantage encore, alors que cela paraissait impossible. Le jeune homme ferma les yeux, s’attendant au pire. Une affectation dans l’asile militaire du Péloponnèse ? L’avait on mit à l’écart à cause des derniers évènements ?
Finalement, le capitaine parvint à lire l’étrange document.
- Alexander Young, vous êtes affecté à la section de lutte contre le paranormal, au quartier général du FSH, avec le grade de… commandant.
L’espace d’un instant, Young cru avoir mal entendue. La section de lutte contre le paranormal ? Il n’en avait jamais entendue parler. Et recevoir le grade de commandant dès sa première affectation était un exploit ! Certains militaires n’atteignaient jamais ce grade ! Le silence s’était fait dans la pièce, et à la place des applaudissements, Alexander eut le droit aux regards médusés de ses camarades.
Le futur commandant se dirigea vers le capitaine, qui lui remit son arme, et son insigne de commandant en chef du FSH. Lorsque il agrafa la médaille sur son manteau, il eut l’impression de s’atteler à un pesant fardeau. Il ne pouvait plus reculer à présent, il devrait user d’intelligence et de ruse pour se hisser jusqu’au plus hauts échelons.
Alexander jeta un dernier regard sur ses camarades de classe, les salua, et se dirigea vers … une limousine ?
La voiture était garé devant la caserne, un agent du FSH patientant non loin. Les autres allaient se taper un voyage interminable à bord d’un cargo militaire, et lui avait droit à une promenade de vingt minutes en limousine ?
Surpris, il se dirigea vers l’agent qui l’attendait. Quand il arriva à sa hauteur, ce dernier claqua des talons et se mit au garde à vous. Alexander le salua distraitement, perdus dans ces pensées, et laissa le soldat lui ouvrir la portière, comme s’il avait été le Président lui même. Tout cela cachait quelque chose. Tant d’égard envers une recrue ne pouvait signifier qu’un travail pénible et dangereux. A travers les vitres teintées, Young regarda distraitement le monde extérieur. Les rues étaient miséreuses, infesté par la vermine et les maladies, la population mourrait de faim, et partout, des patrouilles militaires rudoyaient les mendiants, qui demandaient la charité d’un air misérable. Ce pays plongé dans la misère, c’était le sien.
Le chauffeur se tourna vers lui et demanda sèchement, le visage dissimulé par des lunettes noires :
- Vous n’avez besoin de rien, mon comandant ?
- Non, je vous remercie. En revanche, vous serez t’il possible de me parler de la section de lutte contre le paranormal ?
demanda t'il avec espoir. Après tout, il aurait aimé savoir dans quoi il débarquait.
- Eh bien, vous aurez un briefing complet, à la base, mais je peux vous dire que cette branche du FSH a été fondée en 1943, par Stanislas Korsakoff. Ses membres ont été choisi parmi les meilleures, et triés sur le volet. Le but de cette branche était de lutter contre certains hérétiques, qui disposaient de… pouvoirs.
L’agent se tut un moment, me laissant digérer les informations. Je n’avais jamais entendue parler de Stanislas Korsakoff, et la mention de pouvoirs mystérieux m’intriguait.
Cependant, ma curiosité dut attendre, car nous arrivâmes en vue du QG du FSH, un imposant gratte ciel circulaire, qui dominait la ville. Ce bâtiment était le symbole du Président, l’incarnation de son droit de vie et de mort sur les citoyens de la République.
La limousine dût passer par trois contrôles, avant d’être autorisé à pénétrer dans l’enceinte. Sortant de la voiture, l’agent conduisit le nouveau commandant dans un dédale de couloirs, tous identiques, tous indissociables pour toutes personnes extérieures au FSH. Néanmoins, Alexander ne se souvenait pas de cette partie de la base. Sans doute étaient ils dans la nouvelle section de Young. L’agent finit par s’arrêter devant une porte, qu’il ouvrit devant le commandant.

- Voici votre bureau, monsieur. dit il, vos bagages y ont été transportés.


Dernière édition par Frédéric Le Jeune le Dim 30 Jan - 10:59, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: L'Execution   Jeu 23 Déc - 21:13

voici la suite !
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Frédéric Le Jeune
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MessageSujet: Re: L'Execution   Sam 25 Déc - 10:09

Entrant dans la pièce, Alexander admira le lieu dans lequel il passerait la plupart de ses journées. La pièce était assez grande, doté de mur en béton, dénué de décoration, hormis un tableau au dessus du bureau en bois verni. Ce tableau était un portrait du Président, lors de sa prise de pouvoir. A ses côtés pouvaient être aperçus les membres de l‘état major, sa femme, Alicia, et sa jeune fille Elise. Même l’ancienneté du tableau n’avait pu masquer le regard cruel, conquérant du chef de l’Etat. Trente années plus tard, le Président avait conquis la moitié de la planète, et pourtant, cette cruauté n’avait pas disparue. Sa femme, Alicia, était morte assassinée, abattue dans la rue par un hérétique alors qu’elle se promenait avec la jeune Elise. A l’enterrement, le Président n’avait pas versé une larme, se contentant de payer le fossoyeur. Le lendemain, le coupable avait été retrouvé crucifié et transformé en torchère pour l’exemple. Si la mort de sa femme ne le touchait pas, c’était en revanche un affront au pouvoir, qui devait être punie.
Elise avait été envoyé dans une prestigieuse école de commerce, où elle faisait de longues études, à présent. Elle devait être âgée de dix sept ans, maintenant.
Se détournant du tableau, Alexander examina son bureau. Il ne contenait que le strict nécessaire, à savoir un téléphone, un ordinateur et une photo dans un cadre. Intrigué, le jeune homme se pencha pour mieux voir. La photo était de très mauvaise qualité, mais Young se reconnut, en compagnie de son père. Celui ci souriait, d’un sourire sincère, heureux. L’enfant qu’il tenait sur ses genoux riait aux éclats, tandis que son père le faisait sauter sur ces genoux. Young ne se rappelait pas de ce moment, mais il fut émut de voir son père sans son uniforme. Il avait l’air plus humain, ainsi. Il était dans le bureau qu’occupait son paternel, la photo le prouvait. Passant une main sur le bois noir, Young se jura de faire aussi bien que lui. Ouvrant un tiroir, il dénicha un carnet de note doté d’une couverture en cuir. Les pages étaient jaunies, piquetées, mais l’écriture était encore lisible.
L’agent se racla la gorge, pour rappeler à son supérieur qu’il avait encore des formalités à remplir. Fermant la porte derrière lui, il guida l’officier vers un autre bureau, celui du chef de la section cette fois. Alexander allait enfin rencontrer l’homme qui l’avait recruté.
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