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 Prose poétique et écriture automatique.

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T'choup
Plume timide
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Messages : 22
Date d'inscription : 22/11/2010
Age : 25
Genre Littéraire : Science-fiction et Drame

MessageSujet: Prose poétique et écriture automatique.    Mar 23 Nov - 19:24

Bon, alors je ne savais pas trop ou mettre les petits textes qui vont suivre. Je les poste dans cette section parce que ça se rapproche quelque peu de la poésie. Alors petite explication. Je mettrais ici des textes qui sont le résultats d'écriture automatique sur une musique. Je mets la musique et j'écris sans réfléchir durant la durée de celle-ci, en découle alors les petits textes ci-dessous. En espérant avoir été claire.

N°1 - Requiem for a dream - Thème song


C'est le temps qui s'enfuie, se fige sur l'horloge grise. Il a fini de glisser, il a laisser une marque au creux de tes mains, la marque rouge de ce qui s'écoule inlassablement pour s'arrêter un bref instant. Tu as fermé les yeux sur de la poudre blanche, tu as envoyé valser les cachets d'exta pour te perdre dans les doux bras des opiacés. Tu les as oubliés, comme tu oublies ce que tu es, comme tu te perd dans les méandres insensées d'une rage meurtrière, d'une âme sans même le sentiment d'être. Quelques gouttes, un peu de rouge, le sang s'écoule, il vacille, il virevolte, tu le vois danser sous tes yeux un peu trop bleus. Tu te vides, tu te pleures, tu te pisses et tu gémis, tu abandonnes. La vie n'est plus qu'un amas de rien, un amas de tout ce qui est rien, un amas de peur, un amas de mort. Tu coules, et tu laisses le temps s'enfuir, tu n'a pas su le retenir, tu l'as envoyé valser au fond d'une tombe pour t'accompagné. Souffre, souffrance, le silence, ce putain de silence qui résonne toujours comme résonne les cloches qui sonnent. Meurt, meurt, meurt !! Arrêter tout, se plonger dans les bras de Morphée, se plonger dans un rail de coke, la fumée d'un joint, un verre de vodka, un cachet d'exta...

N°2 - Sur le fil - Yann Tiersen


Elle pleure sur un oreiller de poussière comme on pleure dans les bras de celui qu'on aime. Elle laisse voguer son imagination, dans les vibrations d'un violon. Et elle se lève, elle danse, elle tourne, elle dessine la vie dans ses arabesques, la modèle derrière chaque mouvements. Sa robe s'envole avec le vent, les ruban tournent autour d'elle, l'emprisonne dans une prison de tulle. Elle tombe, se relève, elle vit avec harmonie. Elle s'agite, virevolte, rejoint le ciel, attrape les nuages.

N°3 - El tango de Roxanne - Moulin rouge

Le soleil glissait derrière l'horizon. La nuit arrivait à pas de loup apportant avec elle les vices des rues. Derrière les ruelles sombres, elle laissait claque ses fin talons aiguilles, quitter par les violences nocturnes, elle avançait gracieuse sous son manteau d'étoiles. Elle le croisa, les yeux sur la soeur du soleil, dans son voile nocturne elle éclairait son visage de douceur. Elle l'attrapa. Il se tourna. Elle l'embrassa. Derrière eux la ville mourait avec ses Belzébuths. Elle tomba. Il la lâcha. Elle perdait son sang, dans son dos la lueur argenté d'un poignard, elle vidait son coeur de douleur. La nuit emportait un dernière fois les vices sous sa couronne noire.

N°4 - Falling into nothingness - Nyctalgia

Sur le bord d'un lac, l'eau miroitait avec grâce, elle semblait béni par les dieux eux-même qui y versaient leur fine larmes d'argents. A côté du lac il y avait cette fille, nue, elle ne laissait que ses pieds reposés dans le délicat baldaquin aquatique. Ses cheveux doré, comme tressés au fils d'or, dansaient avec le vent. Elle se leva, comme transportée par les cieux. Elle posa son pied sur la surface de l'eau, avec une rare légèreté, elle était comme une elfe, une nymphe, la nature semblait irradier de sa peau. Tantôt verte, tantôt bleue, elle était terre et eau. le ciel, lui, avait mis les nuages dans ses yeux, miroir de coton blanc dans l'azur flamboyant de son regard. Elle fit un tour, huma l'air, puis elle avança. Elle marchait sur l'eau, comme elle aurait marcher sur une rivière de soie. La plante de ses pieds étaient chatouillée par les vagues que créait les poissons. Et soudain, alors qu'elle avait emprissoné la lune sur ses lèvres, elle glissa au fond de l'eau, dans les douces abysses du lac pur enfin redevenir poissons.

N°5 - La Dispute - Yann Tiersen

La neige tombe, elle s'enroule autour de vent. Sur un banc une jeune fille pleure, des gouttes de mer s'abattent sur le sol vidant l'océan de ses yeux. Les gens passent, il ne la voit pas, elle qui s’éteint, comme les fleurs dépérissent lorsque novembre arrive. Elle a bien peur que le ciel l'ai abandonné, mais pourtant derrière la douleur, il y a ce sourire qui existe encore. Ce soleil discret qui jette des reflets sur la neige blanche et alors que le sol crissent sous les pas monotones des passant, la jeune fille sourit. Sur une branche un petit moineau danse et chante, il l’appelle, lui murmure la vie. Et elle se met à rire, rire jusqu'à la nue, rire pour zébrer les étoiles des éclats de sa voix qui brise le silence incessant de l'hiver.
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Matwilan
Plume Joyeuse
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Genre Littéraire : Différent en fonction des jours =)

MessageSujet: Re: Prose poétique et écriture automatique.    Mer 8 Déc - 17:19

Alors, je vais poster certains de mes poèmes ici vue que c'est l'endroit.
Pas vraiment de la prose mais pas non plus des vers. Des fragments d'hiver, des textes inspirés par Pierre, par la pluie, le vent, la neige... Par la vie, peut-être. C'est un peu ce qu'il s'est passé ces derniers temps dans mon coeur. De la tristesse, de la pluie. Des larmes enfouies qui reviennent...

La jeune fille dort. Paisiblement, les bras posés sous sa tête, elle dort. D'un sommeil que seul un cauchemar aurait pu troubler.
Pourtant, autre chose vient la déranger. Le silence épais qui s'est installé dans la maison la réveille.
Elle se lève, mue par un instinct qu'elle seule distingue et va dans la salle de bain. Elle lève les yeux.
Le velux est recouvert de blanc. La jeune fille fronce les sourcils. Et comprend.
Neige.
Un voile blanc cache le ciel et les étoiles.
Beauté.
La jeune fille voudrait sortir mais il fait nuit. Elle se recouche, se rendort.
***
Le matin arrive et avec lui la fin des tourments de la nuit, le début de la journée.
Maëline se réveille. Par la fenêtre de sa chambre, elle voit la neige, le blanc, l'immensité. Peu lui importe alors qu'il fasse froid, qu'il neige encore. Elle se couvre et sort.
Le neige l'attend. Belle comme elle ne l'est que quand on sait la regarder. Elle tombe en flocons doux et blancs autour d'elle.
La clarté bleuté de cet océan se découpe sur le sol et étincelle au loin.
La neige est belle, la neige l'appelle.
Maëline tend les bras et se laisse porter par la beauté et par le froid. Elle s'envole, n'existe plus. Elle est sortit de son corps, est partie trop loin pour revenir, le ciel l'a invité a un voyage.
Elle a peur, même si jamais elle ne lui avouera.
Pourtant, elle fait lui confiance , elle sait qu'il la ramènera.
Maëline n'a plus peur. Tant qu'il est là, elle peut rêver et vivre sans problème, s'envoler avec la neige.
Le ciel ne peut pas l'entendre. Mais comme pour elle-même, elle murmure des mots de glace, des mots de neige.
***
Il pleut.
Depuis trois jours.
Tristesse, pleurs.
Le ciel est en larmes, le monde aussi peut-être.
La pluie.
Une vieille amie.
Cela fait longtemps que je ne l'ai pas écouté,
que je ne me suis pas envolée avec elle,
que je ne lui ai pas ouvert les bras pour la laisser me prendre.
Son bruit, si familier, si rassurant,
Seule ancre dans un monde perdu
Me gêne maintenant.
Je voudrais retrouver cette amie
cette impression de liberté que j'ai quand je suis près d'elle
Je voudrais m'envoler
m'attendra-t-elle
jusqu'à ce que je sois prête ?
Lentement, je m'immerge en elle
Je la laisse prendre possession de moi
-Te revoilà, ma soeur. J'ai cru que tu ne reviendrais pas.
Je m'envole à ses côtés.
Mon amie m'a retrouvée.
***
La neige fond.
Elle laisse dans mon coeur un gouffre sans fin.
Trace d'un calme passé,
D'une sérénité oubliée.
Je pourrais croire qu'elle m'a abandonnée
Que pour toujours elle m'a laissée.
Pourtant, je sais qu'elle reviendra, demain, après demain ?
Sans importance, elle revient toujours.
Belle comme un diamant,
Immense comme l'océan, voile de mer, blanc de neige.
Parfois je la vois, quand elle n'est pas là
Rêve ou réalité, je ne sais pas.
Trace blanche sur l'herbe,
Paix éphémère dans mon coeur,
Je la sens du bout du doigt, proche et loin, à quelques pas.
Quand elle reviendra, elle m'enlèvera,
Pour que je m'envole avec elle, la où le rêve est réel.
***

Bonne lecture !!
Et dites moi ce que vous en pensez surtout.
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Melanye-Echelon
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Genre Littéraire : Fantasy

MessageSujet: Re: Prose poétique et écriture automatique.    Sam 2 Juil - 10:48

T'choup a écrit:
Alors petite explication. Je mettrais ici des textes qui sont le résultats d'écriture automatique sur une musique. Je mets la musique et j'écris sans réfléchir durant la durée de celle-ci, en découle alors les petits textes ci-dessous.

Je trouve ça juste.. waouh !
Tes textes sont magnifiques, & on comprend leur sens grâce à la musique..
Pour Requiem for a Dream, ne t'es-tu pas un peu aidé du film ? ^^

Félicitations, & très bonne continuation !
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MessageSujet: Re: Prose poétique et écriture automatique.    

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