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 Histoires du royaume d'Ormistorpho. (Roman d'heroic fantasy que j'écris petit à petit)

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Le_Tisseur
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MessageSujet: Histoires du royaume d'Ormistorpho. (Roman d'heroic fantasy que j'écris petit à petit)   Dim 23 Juin - 6:54

Je vous présente les premiers textes que j'ai écrits pour mon roman, je ne sais pas trop ce qu'ils valent d'un point de vue littéraire et confirmé, mais j'espère qu'ils vous plairont.


Un homme marchait dans la nuit, ses vêtements étaient en lambeaux, son torse balafré d’entailles suintantes… On pouvait lire la terreur dans ses yeux alors qu’il marchait, titubant dans l’obscurité de l’orée d’une forêt. Sa respiration se faisait rauque comme celle d’un animal. Un rai de lumière éclaira soudain ses bras luisants dans la pénombre : ils étaient couverts de sang. Soudain, il trébuche et heurte le sol violemment. Le voilà évanoui sous la pâle clarté rougeâtre des deux lunes…

Si lumineux… Était-ce Chyros qui brillait ainsi sur ses paupières meurtries? Non, même le soleil ne peut briller aussi fort, alors qu’était-ce qui émettait une telle lueur? Il se risqua à ouvrir un œil et ce qu’il vit dépassa son entendement. Il était entouré de femmes et d’hommes graciles aux traits élancés qui semblaient briller de l’intérieur, leurs lanternes coniques accentuant leur radiance. Dans le ciel la lune rouge Kachil était encore haute, et la vision de ces êtres iridescents dans la lumière écarlate envoya une vague d’effroi dans son cœur : c’étaient des Wargols, des créatures qui selon la légende enlevaient les hommes égarés pour les emmener avec eux dans la forêt et jamais on ne les revoyait.

Il se releva et un éclair rouge barra sa vision ce faisant, puis il s’affala dans la poussière. L’homme tourna son regard vers sa jambe, vision d’horreur ou se mêlait sang, boue et débris de végétation sur la chair gonflée et comprit qu’il ne pourrait pas fuir.

Son regard se fit vague et il se remémora qui il était…

Il se nommait Æphos Givrecœur, descendant de l’illustre Jeevar Givrecœur qui combattit les démons de la vallée pour permettre à son peuple de s’y installer. Il avait grandi dans un village Kuldani dans une région reculée de la vallée. Il avait comme tous les garçons appris à manier la hache et le marteau à l’école du village, car les dangers en Ormistorpho sont légion.

Æphos s’était marié à la fille de Bagar Sang-de-vigne le forgeron et avait connu de grands moments de bonheur dans sa modeste vie. Un sourire éclaira son visage crevassé.

Pourquoi était-il donc en forêt alors que tout était parfait?

Puis il se souvint…

Ils étaient venus. Les chevaucheurs funestes, les porteurs de la désolation. Ils avaient ravagé les champs et mis le feu aux habitations, pourfendant tous les être qu’ils croisaient leur chemin impitoyablement et sans distinction. Le bain de sang avait été terrible. Æphos et quelques hommes avaient tenté de faire un carré désespéré pour repousser l’ennemi, mais ils n’avaient aucune chance.

Æphos avait combattu de son mieux, renversant les cavaliers encapuchonnés et abattant les chevaux, la victoire semblait à portée de main. C’est alors qu’il le vit, ce grand homme à pied parmi les chevaux dans son armure noire qui courait plus vite que les bêtes et tuait avant même que l’on n’ait vu son épée sortir de son fourreau.

Ses pas étaient accompagnés des cris de ses victimes, les gerbes de sang éclaboussant le sol au rythme de ses foulées. Il arriva au contact d’Æphos et de ses amis encore vivants, alors ce ne fut plus du combat mais de la boucherie : Bagar leva son marteau et deux hommes s’avancèrent une hache a la main et tombèrent à l’unisson sans que nul n’ait vu la sombre silhouette esquisser le moindre geste.

Æphos se jeta alors sur lui avec toute la rage dont il était capable et porta un coup d’une puissance formidable à son adversaire, qui le dévia d’un doigt. Un froid envahit son ventre, suivi d’une sensation de chaleur. Il fixa l’homme en armure dans les yeux et ne distingua que des pupilles d’une noirceurs infinie éclairées d’une fente blanchâtre et il sut qu’il avait affaire à un démon.

Il sentait ses forces fondre comme neige au soleil, pourtant il tenta un second assaut vers cet être diabolique; prenant son marteau à deux mains il feinta une frappe latérale pour tenter un horion ascendant vers le cou de son assaillant. Un regard et son marteau d’airain vola en éclats, et à nouveau le froid lui perfora le corps. Il perdit connaissance et s’effondra dans une mare de son propre sang.

Pourtant il ne mourut pas, il avait été jeté sur un tas de cadavres et laissé pour mort.

Fiévreux et délirant il s’accrocha à la vie et parvint à se relever après une longue période et arpenta les restes calcinés de ce qui avait été son village. Partout où passait son regard, il ne trouvait que le fruit du carnage.

Avançant peu à peu sur le chemin pavé, il entendit un hurlement qui ne pouvait être qu’un humain à l’agonie. Se précipitant il déboucha sur la place centrale et vit un spectacle affreux : ses amis étaient en train de se faire torturer sous ses yeux et il ne pouvait rien faire.

Cependant sa présence n’était pas passée inaperçue, un ordre fut beuglé d’une voix gutturale. Æphos prit la fuite, courant désespérément dans la lueur crépusculaire que jetait Daegus le soleil pâle en se couchant. Il se perdit dans la brousse et déboula dans la forêt interdite. Ne sachant plus si la poursuite était encore en cours ou non, il courut malgré sa souffrance…

Le contact glacé de la peau des Wargols le ramena à la réalité, ce qui lui donna de la force, pas assez pour combattre, mais il hurla, un hurlement de dépit et de haine contre tous ceux qui vivaient encore, avant de sombrer dans les brumes de l’inconscience…
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Le_Tisseur
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MessageSujet: Re: Histoires du royaume d'Ormistorpho. (Roman d'heroic fantasy que j'écris petit à petit)   Dim 23 Juin - 6:55

"Allez les gars ! Courage !" cria une voix gaillarde, un peu bourrue, le genre de voix qu'on prête à un filou. "Le premier qui se plaint ou qui traine aura sa part de fouenne !"

Les autochtones de l'île de Sac'huel (prononcer sawel) se servaient d'une petite lance à trois pointes maintenue à une corde élastique en boyeau de chaguor et de fil d'araignée des rampantes pour harponner leurs proies et les attirer au sol; Les hommes du peuple de l'île sont ce qu'on pourrait qualifier de sauvage et de primitif, bien que disciplinés au combat et bien organisés dans leurs cawas, petits villages cachés dans la fange ou l'eau des marais et le terrain indompté suffisent généralement à empecher tout contact avec les peuples plus sophistiqués.

L'homme qui avait parlé se nommait Luoshen. Une montagne humaine qui ne semblait reculer devant rien, écrasant tout sur son passage, aussi inexorable qu'un torrent, et bien qu'il ait l'allure d'une brute, il n'en restait pas moins quelqu'un de bien, si rustique soit-il. Batti comme un monstre plus que comme un homme, il avançait péniblement à travers vignes et sumacs, lianes et autres mycoses ou fougères. Vêtu de son uniforme de la garde, il suait abondamment, détrempant le bleu et jaune de sa brassière, qui étaient de toute façon plus verdâtre désormais. Luoshen était un homme patient et déterminé, pour lequel rien ne comptait plus que le devoir, et lorsque son supérieur lui intima de se rendre dans la jungle de Sac'huel afin de récupérer un peu d'herbe de Guinsoo pour regarnir les étagères de l'infirmerie, il s'organisa avec sa troupe, et fut parti le matin suivant.

"Luo, arrêtes de gueuler comme ça, tu vas nous attirer les bêtes et les sauvages, et j'ai franchement pas envie d'un baroud en plein bourbier. Les gars sont crevés, et on n'a presque rien trouvé de toute la journée. Moi je dis, rentrons au bercail avec ce qu'on a deja de cette maudite herbe et faisons fi du reste !" Proposa une silhouette sur la gauche de la montagne humaine, un petit rien d'homme à coté de Luoshen qui tenait plus de la fouine que de l'homme si l'on en croyait les racontards de la caserne.

"La ferme Raelth, on t'a pas demandé ton avis. On fait encore un tour par la et si on trouves rien on rentre avant que les démons des fanges ne nous tombent dessus." Et sur ce, il partit sans attendre sa troupe, pataugeant à travers la vase. Les quatre autres gars de la troupe n'eurent d'autre choix que de lui emboiter le pas en gromelant, sans savoir qu'ils étaient observés...
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MessageSujet: Re: Histoires du royaume d'Ormistorpho. (Roman d'heroic fantasy que j'écris petit à petit)   Dim 23 Juin - 6:55

L'arène des Quohorik était de renommée transcontinentale, légende et merveille du pays de Galagos dans laquelle se tiennent les combats les plus féroces, les plus enragés. Conçue de façon simple elle abrite un terrain impitoyable basé sur les éléments : une partie est faite d'eau, avec de petites passerelles et des rochers épars, couverts d'algues jaunissantes et glissantes; une autre est faite de terre et de pierre, où des monticules de roche surplombent des escarpements et des éboulis; une autre partie est dédiée au feu, avec des plaques d'acier que les arèniers font chauffer à blanc, posées sur des grilles dont s'échappent des volutes de flammes en un brasier ardent...

C'est dans cet environnement que s'est érigé une autre légende, celle de la vierge Yllmathilde, une combatante dont l'agilité et la grace n'ont d'égal que la froideur de ses deux lames d'acier... Venue des contrées glacées du fjord de Galma'el, peu de choses sont connues de son passé, mais on murmure dans les gradins qu'elle serait née des flammes de givre du dragon des glaces lorsqu'elles ont heurté la mer, formant une constellation de cristaux flamboyants faisant écho au ciel d'obsidienne clairsemée de pétales blanches que sont les étoiles au dessus, et dans laquelle un pillier aurait émergé avec la vierge armée et parée à son sommet.

Soudain, un grand son fracasse le silence, une corne de brume est sonnée, puis une autre, et une autre encore, et, comme une coulée de boue, les spectateurs envahissent les gradins, une marée indisciplinée et barbare de guerriers et de nobliaux en tout genre, assoiffés de sang et de carnage... La grille de l'arène se lève et voici que cinq hommes de la tribu des épines de cristal émergent des ténèbres, armés de leurs lances et de leurs sabres courbes et vicieux. En face, nulle autre que la vierge, seule, avec pour compagnons ses deux estramaçons, son armure du cuir souple.

Les ennemis se jaugent, observent, tendus comme des cordes d'arc; et voila que les hommes persifflent la jeune femme, l'injuriant et la moquant, au grand plaisir du public qui semble s'animer soudain et se mets à scander le cri rituel de l'arène : Ruoa Gwo Lam ! Du sang sur les lames !

En un instant, un seul,  et voila la vierge partie, traçant un parcours parmi les hauteurs du plateau de l'air, sautant de rocher en rocher avec une grace animale et sauvage tandis que ses adversaires se ruent sur sa position, tous fers dehors. Un coup d'estoc, une frappe de taille, un croc en jambes et une acrobatie furent suffisants pour ôter la vie à deux hommes et calmer les trois restants.

"On va te trucider et après on sera célèbres !! Allez, en avant !" intima le plus grand d'entre eux, celui qui semblait être le chef. Ils prirent une formation en triangle autour d'elle, et fermerent l'étau simultanément de leurs fers de lances, mais la vierge fit un salto arrière pour atterir derriere l'un des hommes, se servit de lui comme bouclier contre les deux autres et emporta sa vie d'un baiser d'acier. elle fit une roulade et un saut, virvoletant de pierre en pierre, un des deux hommes à ses trousses, quand soudain elle s'arreta sur un pillier, tenant pendant un instant sa position avant de commencer à tomber, ce qui lui suffit à ouvrir tout le bas ventre de son assaillant qui arrivait en plein saut, incapable de s'arreter à temps.

Mais le cinquième homme l'attendait à l'endroit de sa chute et lui infligea une sale blessure à la cuisse, la pinnant au sol d'un bond de fauve. "Jte tiens ma jolie... ça c'est pour Rufus et Cafus." dit-il en lui déboitant l'épaule gauche en un craquement qui retentit dans l'arène. "Et ça c'est pour Edouard" une frappe au visage. "Et maintenant jvais prendre mon temps pour te tuer.... d'abord je vais te refaire le portrait et te casser tes jolis membres, et après je vais te..." Il n'eut pas le temps de finir sa phrase, la vierge lui assèna un coup de tête avant de faire une culbute, se dégageant avant d'embrocher le vaurien sur une lame qu'il avait oublié d'éloigner de sa captive.

"Ne parles pas, frappes." fit-elle, avant de s'effondrer sur le sol pour panser sa blessure et réemboiter son épaule avec un cri de douleur, puis elle se mit a rire, et le public hurla, vociférant son admiration pour la combattante tandis qu'elle se levait pour se diriger vers la sortie...

Plus tard dans la soirée, elle reçut une visite d'un domestique à sa loge, un homme au teint basané, un peu dégingandé et gueux. Mais ses mots lui retirèrent toute griserie de sa victoire de l'après-midi : "Bien combattu, mais ça ne suffit pas à sa grandeur, il en faut encore d'avantage... et peut-être qu'on te laissera le voir..."

A son départ, elle s'écroula sur son lit et se mit à pleurer.
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Le_Tisseur
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MessageSujet: Re: Histoires du royaume d'Ormistorpho. (Roman d'heroic fantasy que j'écris petit à petit)   Dim 23 Juin - 6:55

Assis dans un coin de la salle, le thane Eagan Crocbleu boudait sa choppe d'hydromel en oeuillant la salle d'un regard plein de promesses noires... D'aspect débraillé bien que d'allure fière, il se tenait vautré dans sa chaise au coin du feu. A coté de lui se tiennent une épée quelque peu rouillée et un écu dont les couleurs ont été peu à peu effacées par le temps et le climat.

Lorsque trois sombres silhouettes battues de pluie entrèrent et se dirigèrent vers lui il ne bougea que pour indiquer l'arbalète de poche qu'il braquait sur eux.

"Bonsoir, je suppose que c'est Eorlindas qui vous envoit?" demanda t'il d'une voix semblable au son que fait une scie sur du bois mort.  "

"Tout juste, il veut que tu viennes avec nous et que tu nous obéisses comme le bon chien-chien que tu es.

-Ou?

-A la ferme des Randyll, y a encore des impayés et des histoires qui plaisent pas à Eo et on est chargés de faire l'inquisition. Tu verras, ça sera surement plus... marrant que prévu." L'homme et ses compagnons exultaient visiblement, ce qui ne rendait le contraste que plus fort avec la morosité d'Eagan.

 

"Quand?" Demanda ce dernier.

-Ce soir ! Alors tu bouges ton gros fion et tu ramènes la ruine qui te sert d'arme et on se mets en route, y a du boulot ! Et files moi ça tiens" fit-il en finissant la choppe d'hydromel, ne faisant qu'ajouter à son état d'ivresse actuel.

Eagan se leva en silence, et observa la vermine qui lui servait de compagnons forcés une fois encore : il y avait Arlos le soulard, un pauvre mec qui s'était réduit en esclave pour un peu de bière pisseuse que lui donnait Eorlindas, le grand manitou du coin. A coté de lui se tenait Vicelard, un gros tas de graisse enveloppée de cuir bouilli avec une face porcine et des yeux étrécis, et de l'autre coté, le Moine, un grand mec qui ne parle presque jamais, mais vous fixe de ses yeux noirs pleins de haine en titillant de sa main son pommeau de hache. Une bien charmante compagnie en somme.

"Combien?" Demanda t'il de sa voix rocailleuse.

-Ca tu le sauras une fois le boulot fait, tu vas pas te permettre de refuser de toute façon, t'as pas les c..." Eagan lui assena alors un grand coup dans le ventre, pliant en deux l'arrogant.

-Tu fermes ton horrible clapet et tu réponds à ma question. Combien ça va me retirer de ma dette envers Eorlindas?

-Je ne sais pas, dans les deux cents, trois cents, j'en sais rien jte jure !"

Ca c'était très louche, Eorlindas précisait toujours le montant débité de la dette qu'il avait...

"Bon je vous suit, j'ai pas le choix de toute façon."

Eagan n'aima pas du tout le regard que se jetèrent alors les trois hommes, mais il les suivit néanmoins sous la pluie battante.
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MessageSujet: Re: Histoires du royaume d'Ormistorpho. (Roman d'heroic fantasy que j'écris petit à petit)   Dim 23 Juin - 6:56

Æphos se réveilla en plein coeur de la forêt, fievreux mais suffisament alerte pour observer les alentours. Il se trouvait allongé sur ce qui semblait être de la mousse fraîche. Lorsqu'il essaya de se lever, il se rendit compte qu'il ne le pouvait pas, quelque chose entravait son corps et le rendait lourd comme du plomb.

"Bien, vous êtes vivant, les guerisseurs n'auront pas de honte." Dit une voix râpeuse et agée non loin de lui.

Æphos se sentait faible mais réussit néanmoins à parler. "Ou suis-je? Pourquoi est-ce que je n'arrives plus à bouger? Qui êtes vous?

-Silence. Vous répondrez à mes questions, puis je déciderais si je réponds aux votres. Pourquoi avez-vous ainsi brulé votre village? Votre peuple est-il devenu mort dans son esprit?

-Les cavaliers... ils ne sont pas de notre peuple, nous avons été attaqués. Tout le monde a péri? Suis-je le seul à être encore en vie?

-Silence. Nos peuples n'ont jamais cotoyé en paix, pourquoi ne vous tuerais-je pas moi-même? Répondez à mes questions. Qui est leur chef?

-Je... je ne sais pas qui les commande, mais ils ont un démon avec eux.

-Un démon? Qu'est-ce?

-Un ténébrant. Un être de noirceur et de sorcellerie mélée, comme dans les vieilles légendes de mes ancêtres.

A la mention du mot ténébrant, l'ancien prit une inspiration de stupeur.

"Impossible, le savoir pour créer des ténébrants à été scellé depuis des centaines d'années ! Vous vous trompez, humain.

-J'ai vu ses yeux, deux orbes noirs fentés de blanc.

-Non... vous ne mentez-pas. Je dois vous emmener voir la chamane et vite."

Æphos sentit soudain son corps devenir plus léger et parvint à s'assoir et à observer les alentours, il se trouvait dans une clairière en pleine forêt interdite, le sol moussu zebré de rais de lumière, l'air lourd aux scenteurs des pins et sapins qui peuplent les forêts du nord.Le son d'une lointaine cascade se faisait entendre et un sentiment de paix fugace envahit Æphos.

"Levez vous. Vous marchez? Bien. Venez, c'est par ici..." Dit le vieux Wargol, que Æphos pouvait enfin voir. Un être élancé, quelque peu maigrichon et d'allure frêle, bien qu'il n'en était pas le cas comme l'apprit Æphos lorsque l'ancêtre le tira d'une poigne de fer en avant.

Ils passèrent sous une grande barrière de lichen, soutenue par deux totems gravés aux éffigies des divinités Wargoles, sentinelles de pierre qui écrasaient Æphos de leur grandeur.

"Voila, c'est ici." dit-il, en écartant un pan de lichen, et Æphos pénétra dans l'obscurité d'une grotte aux relents d'encens et de diverses odeurs qu'il n'identifiait pas, et tomba nez à nez avec une Wargole couverte de plumes et de pierres colorées, de feuilles séchées et de morceaux de bois peints, qui ne pouvait être que la chamane. Elle lui intima de s'assoir à même le sol.

"Je crains de savoir pourquoi vous êtes ici, humain. Venez, je veux voir par vos yeux d'esprit." Elle apposa ses mains sur la tête d'Æphos, et soudain il revécut le carnage, revit ses amis combattre et tomber, se revit lui-même se lançant avec témérité... Mais cette fois-ci il voyait de l'extérieur, étrangement, et nul ne semblait lui prêter attention.

Il revint au présent avec un sentiment de vertige, et la chamane le regardait de ses yeux iridescents. "Je sais maintenant ce qu'il s'est passé et je dois converser avec mon conseil avant de prendre une décision vous concernant et regardant le ténébrant. Allez librement dans le village, Doku vous accompagnera, mais ne partez point, cette histoire nous concerne tous, et est de trop grande importance. Vous aurez encore un role à jouer avant qu'on n'en connaisse la fin, humain, ainsi les pierres-esprits m'ont susurré.

Sur ce, Æphos s'inclina par respect, bien que maladroitement, et sortit en companie du vieux Doku, en route pour le village Wargol.
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MessageSujet: Re: Histoires du royaume d'Ormistorpho. (Roman d'heroic fantasy que j'écris petit à petit)   Dim 23 Juin - 6:56

"Luo t'es sur que c'est par la?" demanda Raelth d'un ton geignard. "Ca fait des heures qu'on marche en plein cagnard, et la nuit va plus tarder regardes, il commences a faire de plus en plus sombre. Sérieux Luo, on est pas perdus hein? dis?

-Pour la ènième fois Raelth, la ferme ! Je sais très bien où nous nous trouvons, le nord c'est par la et le fort est par la bas, si tu veux y aller tout de suite te gêne pas, mais ça sera tout seul.

-Mais pourquoi tu t'obstines comme ça? Y en a presque pas de cette herbe de malheur, laisses tomber et rentrons !

-C'est pas pour l'herbe que je m'obstines, mais pour ça regardes, me dis pas que tu n'as pas remarqué?" dit Luoshen en indiquant le sol.

"Quoi le sol? Qu'est ce qu'il a le sol? A part de la mousse et des vignes je ne vois rien de spécial. Il est en pierre et euh... on dirait des pavés?

-Exactement.

"Moi je m'en balances que ça soit des pavés, je veux rentrer au fort" rétorqua l'un des hommes de la troupe.

Les autres hommes du groupe approuvèrent derechef. Luoshen parut s'assombrir un peu.

"On jette un coup d'oeil, cette région est censée être sauvage et inexplorée. Je veux voir si on peut trouver quelque chose à ramener au fort.

Ils se pressèrent donc en avant dans les ruines de ce qui se révèlerait être une cité temple à l'abandon, le terrain couvert de pavés vermoulus, sur lequel se dresse des sortes de zigourattes usées par le passage des âges en ce lieu délaissé. Au centre se tenait un bassin carré à l'eau sombre et bourbeuse, et la végétation poussait de partout en un maelström de verdure désordonné.

"Comment ça peut encore tenir debout? ça doit avoir des siècles !" fit remarquer l'un Yoffi, un gaillard taillé comme une barrique dont le visage était semé de cicatrices, cadeau d'une maladie quand il était plus jeune.

Luoshen et sa troupe approchèrent d'une zigouratte et tentèrent de l'ouvrir mais la porte était scellée et ne bougeait pas d'un pouce.

"Hal, passes moi ton marteau, on va voir ce qu'il y a derrière et on rentre". Hal s'éxecuta. Luoshen se mit alors à frapper la porte de pierre avec force, le son des coups se répercutant à travers la jungle comme autant de coups de tonnerre, et la porte s'abatit avec fracas. Derrière se trouvait une stèle funéraire avec diverses babioles en bois pourri, des ustensiles de cuivre, des jarres en glaise usées, quelques unes avaient été renversées, probablement par des rats, répandant perles et grain moisi sur le sol délavé.

Luoshen se saisit d'un genre de candelabre en cuivre oxydé et d'une jarre vide et les mit dans sa besace avant de déclarer que c'était bon. C'est alors que retentit un ululement dans la jungle, bientot suivi par d'autres voix.

"Merde, Luo ! T'as réveillé les diables des fanges !!" couina Raelth, paniqué.

"Du calme, ils sont sans doute encore loin, on va essayer de se barrer avant qu'ils arrivent.

C'est à ce moment la que surgirent les sauvages, armés de leurs courtes lances empoisonnées.
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MessageSujet: Re: Histoires du royaume d'Ormistorpho. (Roman d'heroic fantasy que j'écris petit à petit)   Dim 23 Juin - 6:57

Assise seule dans sa loge située dans les beaux quartiers de la ville, la vierge Yllmathilde s'était faite préparer un somptueux repas à base de caille laquée avec une pointe de canelle et d'oranges confites, de fruits exotiques juteux et de légumes sautés et épicés. Mais tout avait goût de cendres. Elle ne pouvait s'empecher de penser à son erreur et à tout ce qu'elle avait perdu, à cette vie de violence et de douleur à laquelle elle s'était condamnée par un acte de bonté.

Ecoeurée, elle se leva, les mets sur la table à peine entamés et elle alla à la fenêtre observer la vue sur la ville de Quohor, capitale des Quohorik, un peuple aux valeurs perverties et violentes qui prône un culte à la loi du plus fort et de la personnalité, avide d'exploits guerriers et de sang.

Devant elle se dressait une cité balayée par des vents poussièreux, aux batiments lavés à la chaux faits de briques de terre cuite, les parois des maisons reluisantes sous le regard de Daegus, le soleil pâle. Dans les rues étaient ici et là des charettes appartenant à des marchands qui beuglaient; les habitants allaient et venaient librement, mais tous étaient au moins armés d'un couteau, car à Quohor, le crime n'était pas chose rare...

Ce jour là, Yllmathilde savait, on entrainait les jeunes scorpions contre les serpents. Il était de coutume à Quohor de donner de tels noms aux générations d'enfants esclaves qui étaient entrainés dans le seul but de servir d'amusement à la population dans l'arène. Ces jeunes infortunés subissaient un lavage de cerveau et on leur imposait une discipline de fer, les transformant en monstres à l'age adulte. Yllmathilde était presque contente de savoir que peu survivaient à leur vingtième année tant ils étaient cruels et dénués de sentiments.

Elle sortit et prit le chemin de l'arène comme tant de fois auparavant, se rendit aux gradins discrètement et observa la leçon : les jeunes étaient vétus de cuir teint en jaune ou vert, armés de petits cimeterres de bois et de boucliers en peau et ossements de bétail.

Le public n'avait pas accès à ce spectacle, jugé indigne de lui, aussi la vierge était-elle seule pour observer ceux qui seraient les futures victimes de l'arêne. Biens que jeunes, ils semblaient déja agés, immobiles comme autant de statues tandis que leurs entraineurs réciproques péroraient sur les arts de la guerre.

Au bout d'un moment, les entraineurs sonnèrent des cors, et hurlèrent le cri rituel, Ruoa Gwo Lam, et les jeunes se jetèrent les uns à l'assaut des autres, avec force cris et injures. Le but de l'exercice n'était autre qu'une grande mélée dans laquelle la couleur dont les combatants seront les derniers debout gagnent le droit de manger et de dormir, tandis que les perdants s'entraineraient le ventre vide.

"Le spectacle vous amuse autant que moi j'espère?" dit une voix à coté d'elle, la faisant sursauter. C'était de nouveau le domestique, qu'elle n'avait pas senti venir tant elle était concentrée sur le combat.

"Non, il ne m'amuse pas. Que me voulez-vous?

-Le maître souhaite vous voir. Tout de suite."

Elle acquiesça, se leva et emboita le pas de l'individu en jetant un dernier regard vers les jeunes combattants.
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MessageSujet: Re: Histoires du royaume d'Ormistorpho. (Roman d'heroic fantasy que j'écris petit à petit)   Dim 23 Juin - 6:57

La pluie tombait drue sur les plaines d'Eh-Charro cette nuit comme souvent les nuits de la saison des nuages, arrosant le terrain habituellement sec en causant l'écoulement de rayons boueux qui glissaient comme tant de créatures grouillantes dans l'obscurité. Quatre silhouettes glissaient également dans le noir silencieusement vers une ferme de taille moyenne, écourtant la distance à chaque instant avant de s’arrêter à quelques mètres.

"C'est la, Eo veut qu'on fasse un exemple de ces fumiers qui se débinent pour le payer. On rentre, on leur casse la gueule et on leur fait comprendre à qui ils ont à faire. Tu vas t'en charger, Crocbleu. Qu'ils n'oublient jamais ta sale tronche de crevure." expliqua Arlos, l'air mauvais.

"Pendant que vous...?" demanda Eagan de sa voix rocailleuse. "Nous on surveille au cas ou ils voudraient se casser et on t'attend dehors pour la suite. ça serait dommage qu'ils nous amènent les immolateurs sur le coin de la figure non?"

"Je vois. Je ferrai le nécessaire." dit Eagan d'un ton funeste. "Offre leur un séjour au royaume de Tymos, fais juste gaffe à pas les descendre." lui intima Arlos tandis qu'Eagan se dirigeait vers la porte de la masure.

A l'intérieur il pouvait entendre les sons d'un repas touchant à sa fin, une voix d'homme, non, de deux hommes, et d'une femme et un enfant. Son visage s'assombrit et il frappa à la porte, les sons s'arrêtaient, puis un des hommes demanda à travers la porte : "Qui va là? Que voulez-vous?".

"Eagan Crocbleu. Ouvrez la porte. Eorlindas m’envoie, vous savez pourquoi je suis ici." répondit Eagan. "Non je ne sais pas, et je ne veux rien savoir d'Eorlindas. Allez vous en !"

Eagan eut un instant l'air énervé, ou peut être confus, puis enfonça la porte d'une grande frappe du pied, cassant le batant et envoyant l'homme derrière la porte à terre, qu'il approcha sans se presser avant de le faire sombrer dans l'inconscience en disant "On paie toujours ses dettes.". Il se tourna alors vers les autres qui hurlaient, et fit face à celui qui devait être le fils du fermier. "Laisses tomber" dit-il au jeune qui s’était mis en posture de combat bien que tremblant de peur alors que Eagan s'avançait. Quand il fut à portée, le téméraire se jeta sur lui, et Eagan l'arrêta en lui mettant la main sur une épaule, avant de lui assener un formidable coup et de le laisser choir sur le coté, gémissant de douleur.

"Cessez de hurler." dit-il à la mère et son enfant d'une voix si rapeuse qu'ils obtempérèrent. "Vous savez pourquoi Eorlindas m’envoie. Vous paierez votre dette, comme moi la mienne. Ne pas le faire serait votre dernière erreur.".

"Mais nous n'avons pas de dette !" couina la femme en serrant son enfant. "Mentir ne vous aidera pas. Vous paierez, d'une façon ou d'une autre." fit-il, avant de rejoindre une fois de plus les ténèbres à l'extérieur avant de refermer la porte.

Le Moine l'attendait un peu plus loin, et lui fit signe de suivre en se dirigeant vers la grange. Une fois devant, ils y retrouvèrent Arlos et Vicelard, et on lui donna une torche boute-feu, capable de brûler sous la pluie malgré son apparence trompeuse. "Voila la suite du plan, on va cramer la grange. Ca les forcera à travailler plus longtemps et plus durement pour Eorlindas, et ça ferra monter la dette avec le temps. Vas-y, brûles tout !" dit il en poussant Eagan à l'intérieur.

Il y avait du foin et des sacs de graines dans tous les coins, ainsi que quelques ustensiles de paysan. Y mettre le feu serait facile. Eagan approcha la torche de la paille... et s'arrêta juste avant.

Non. Je ne peux pas faire ça, pas pour de l'argent. Mais je dois payer ma dette... Pensa Eagan, soudain pris de doute. Et c'est tiraillé entre son devoir et sa conscience qu'il lacha sa torche avant de la piétiner, et se rendit compte que le toit était déjà en feu, la porte fermée.

Je vois. Ils espèrent que je mourrai ici. A eux aussi je paierai ma dette... pensa t il avant de chercher un moyen de sortir de l'enfer que devenait la grange.
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Le_Tisseur
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MessageSujet: Re: Histoires du royaume d'Ormistorpho. (Roman d'heroic fantasy que j'écris petit à petit)   Dim 23 Juin - 6:58

Petite coupure à l'histoire mais toujours lié à Ormistorpho :


Les pays du monde d’Ormistorpho
 
Eh-Charro
 
Littéralement traduit par le brasier, ce pays riche exportateur de matières premières minières et d’étoffes populaires comme le lin et la laine est régi par l’homme ou la femme désigné par les prêtres de la religion du cœur de braise, qui vénère le feu dans une dualité de lumière, de chaleur, de vie, mais aussi d’ombre, de destruction et de force. Cette personne est appelée Marcheflamme et règne avec un pouvoir quasi absolu sur le pays.  Nul ne peut être désigné Marcheflamme à part les élèves du maître du conseil des ombres dansantes, qui correspond au pouvoir suivant sur l’échelle de la hiérarchie du pays. Les Ombreflammes sont au nombre de 8 et ont tous les pouvoirs jusqu'à mention contraire du Marcheflamme, et prêtent serment lors d’une cérémonie avec comme condition l’immolation par l’ordre des Immolateurs de leur famille en cas de parjure.
Les Immolateurs sont un genre de corps armé inquisiteur qui joue le rôle de redresseur de torts et de police au sein du pays. Ils se servent de torture par le feu sur les suspects avec plus ou moins de violence pour leurs enquêtes et sont redoutés à juste titre. Il est raconté dans les histoires pour faire peur aux enfants qu’ils utiliseraient des assassins surentrainés, les Cendres, pour éliminer les fauteurs de troubles délicats. Mais il est communément admis par la population que ce ne sont que des rumeurs.
L’armée de ce pays est redoutée pour ses dragonniers, un type de régiment maniant un matériel qui prend la forme d’un long tube qui projette lors de l’activation une gerbe d’un mélange poisseux extrêmement inflammable, et une torche et des épées. La portée est similaire à celle d’un arc court. Combiné à l’utilisation de flèches enflammées, ce procédé s’avère  efficace sur un terrain comme celui d’Eh-Charro qui ne possède pas beaucoup de végétation derrière laquelle trouver un couvert.
 
Galagos
 
La nation Galagos est en réalité le fruit d’un équilibre fragile entre trois grandes villes, Quohor, Hina et N’Rogo.  La triade est maintenue par le fait que si l’une des villes-nations en attaquait une autre, la dernière attendrait et viendrait prendre les restes. Quohor est la capitale du spectacle, abritant la fameuse arène des Quohorik dans laquelle se déroulent de terribles combats, ainsi que des tentes de foires ambulantes à l’extérieur des murs. Son peuple est rustre et prompt à chercher le combat, et prône des valeurs d’individualisme et de force barbare. Hina peut sembler être une ville assez équilibrée, mais elle abrite divers ordres d’assassins et de mercenaires. On y trouve de tout, et les marchés sont chose courantes dans cette ville, qui pourrait être considérée comme la capitale du commerce. N’Rogo semble une ville de petite taille vue de loin, mais la capitale de l’ombre se situe au-dessus d’un réseau de galeries souterraines dans lesquelles se terrent les membres de la guilde des voleurs. Son existence est évidemment secrète, et certaines personnes des castes moyennes pensent qu’il existerait une sorte de trêve entre les voyous de la ville et la garde, mais jamais aucune preuve n’a pu être apportée, et ceux qui le disent ouvertement semblent devenir rapidement moins surs ou tendent à quitter la ville quelque temps plus tard.
 
Ménosie
 
La Ménosie est un petit territoire au nord qui est encore très sauvage. Le terrain arbore des forêts  et des petits lacs, et s’étend jusqu’à la chaine montagneuse de l’Echine du monde, devenant de plus en plus froid au fur et à mesure qu’on avance vers le nord. Le sol est fertile, et quelques petites bourgades ont vu le jour dans la région.  C’est aussi dans cette région qu’on trouve les Kuldanis, des hommes vivant dans de petits villages séculaires, fiers et méfiants, bien que bons dans l’ensemble. Ils sont la proie des Khols, qui sont un peuple de nomades guerriers et barbares qui ne vit que de pillages, ce qui en fait le fléau de la région.
 
Hidan
 
La nation Hidan a un système très étrange de fonctionnement politique et organisationnel dans lequel il est de coutume d’essayer de repérer les talents et loisirs des gens puis de leur attribuer des postes dans la société en fonction. Les Hidons sont connus pour leur créativité et leur savoir-vivre, ainsi que pour leur sincérité. « Tu es aussi ridicule qu’un Hidon qui ment » est même devenu un dicton pour les autres peuples tant ils sont intègres. Cette liberté de pensée et cette créativité leur ont permis de développer le courant de la Magotechnique, qui associe science, mécanique et magie, résultant en machines ou outils très sophistiqués. Leurs médecins sont de renommée mondiale, et ce qu’ils appellent « la petite bibliothèque » est en réalité le plus grand rassemblement de savoir du monde. Ils la surnomment ainsi car selon eux, il y a encore tellement de choses à découvrir et étudier que cette institution ne peut qu’être petite par rapport à ce qu’il reste à étudier.  
 
Wit
 
L’étrange cite-temple de Wit est une nation à part entière en quelque sorte, bien qu’elle ne compte que très peu d’habitants. Les seuls les personnes de rang des autres peuples sont au courant de son existance, car Wit abrite des sortes de sorciers aux pouvoirs mystérieux, et est surnommée Terrier du malheur. Elle est située tout à l’ouest, au-dessus de Napa Ut dans une petite vallée ou plane une brume tourbillonnante  et lourde comme de la fumée  à toutes les saisons. Pas grand-chose n’est connu de cette vallée, mais on dit que ceux qui en reviennent n’ont plus toute leur santé mentale.
 
Napa Ut
 
Le pays de Napa Ut est en réalité une vaste région couverte de terrains marécageux, de jungle luxuriante et de lagons sablonneux abritant des récifs de corail coloré. On ne peut pas vraiment parler de pays car il n’existe pas de nation ou de grandes villes, mais on désigne le territoire par le nom de Pays de Napa Ut malgré tout. Bien qu’hostile, le terrain est clairsemé de peuplades plus ou moins civilisées, comme les Ghulkars, les Gora, ou les Siljar. Les Ghulkars sont un peuple de pêcheurs qui se situe autour des lagons étincelants au niveau des côtes nord et est connus pour leur commerce de poissons et de fruits de mer, notamment un genre d’araignée de mer qui pullule autour des corails. Ils vivent  avec un grand respect de la vie et sont très accueillants, fiers de leur code de l’honneur qui dicte leur conduite. Ils sont connus pour patrouiller dans leurs régions et sauver les malheureux marchands égarés qu’ils trouvent, ou encore pour la coutume des trois jours de gîte et de couvert contre des prières offertes à un de leurs temples dédiés aux esprits des noyés.
Les Gora sont originaires des régions marécageuses des îles de Sac’huel et Daa’huel. Ils sont prompts à attaquer les intrus et peu de choses sont connues d’eux tant leur contact avec d’autres peuples est méprisé dans leur mœurs. Ils sont connus pour utiliser des genres de petites lances reliées à un une corde. La lance a trois pointes qu’ils enduisent de poison incapacitant. La forme triangulaire ne permet certes pas souvent des blessures mortelles, mais ce n’est pas le but, car la capture de l’ennemi est pour eux un art bien plus honorable que sa mise à mort, qui ne permet pas de sacrifice pour leurs dieux.
Les Siljar ne sont pas humains. C’est une race bipède et relativement intelligente, qui pourrait être décrite comme un croisement entre un humain et un poisson, ou peut-être un genre de lézard. Incapables de parler autrement que par des feulements et des claquements de langue et de dents, ils ont néanmoins développé un langage corporel complexe pour pouvoir discuter entre eux. Ils ont même réussi a entrer en contact avec les Ghulkars, avec qui ils font du commerce régulièrement dans des sortes de gîtes prévus à cet effet. Ils sont capables de comprendre beaucoup de choses, et certains apprennent même à comprendre la langue des hommes, mais ils manquent cruellement d’imagination. Ils ne sont en mesure de comprendre que par rapport à ce qu’ils ont déjà vu. Leur réaction classique aux inconnus est l’évitement et l’indifférence. Leur capacité à pouvoir se diriger en nageant dans les bourbiers aux eaux opaques leur permet de pêcher divers animaux considérés comme des denrées d’une rareté exceptionnelle dans les autres pays, et de récupérer une sorte d’ambre bleuté aux reflets émeraudes d’autant plus apprécié qu’on n’en trouve que dans cette région, profondément enfouis dans la boue.
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Le_Tisseur
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MessageSujet: Re: Histoires du royaume d'Ormistorpho. (Roman d'heroic fantasy que j'écris petit à petit)   Dim 23 Juin - 6:59

Voilà, c'est tout ce que j'ai écrit sur le sujet pour le moment, tout commentaire est le bienvenu. *tremble de peur* x_x
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Eli
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MessageSujet: Re: Histoires du royaume d'Ormistorpho. (Roman d'heroic fantasy que j'écris petit à petit)   Dim 23 Juin - 23:12

<blockquote>Ca fait une éternité que je ne suis pas revenue sur ce forum !
Et ton début de roman me plaît énormément ! J'ai toujours eu trop de mal à trouver des noms un peu fantastiques aux choses et aux personnes, donc bravo à toi, c'est vraiment bien ! L'univers est super bien trouvé et le fait que tu y croies nous incite à y croire aussi, je crois que c'est surtout ça le plus difficile Razz

Bon, je suis une grosse maniaque des fautes d'orthographe, donc... je dois dire que yen a presque pas du tout, je crois que j'ai du en croiser quatre ou cinq. Mais je ne les ai pas relevées :PSi tu veux, je le ferai si je repasse XD

Sinon eh bien que dire ? Encore bravo, il est très prometteur, faut pas relâcher les efforts (comme moi --') !
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Le_Tisseur
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MessageSujet: Re: Histoires du royaume d'Ormistorpho. (Roman d'heroic fantasy que j'écris petit à petit)   Lun 24 Juin - 2:23

Merci, je suis content de voir que ça plait ^^
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MessageSujet: Re: Histoires du royaume d'Ormistorpho. (Roman d'heroic fantasy que j'écris petit à petit)   

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Histoires du royaume d'Ormistorpho. (Roman d'heroic fantasy que j'écris petit à petit)
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